Le label rouge Boeuf Fermier Aubrac


La Maison Conquet ne travaille qu’une viande, celle du bœuf Fermier Aubrac, Label Rouge. La bête emblématique de ce plateau d’Aubrac. La Maison Conquet fait partie des membres fondateurs de l’association Bœuf Fermier Aubrac. Créée en Juillet 1996 avec des éleveurs, des producteurs et un abattoir, l’association s’est donnée pour but de valoriser leur production de bovins de race pure Aubrac. Objectif atteint en 1999, avec la création du label rouge basé sur un cahier des charges très strict. Un label aujourd'hui accordé à 450 éleveurs.

 

Ce cahier des charges a remis au goût du jour ce qui a fait la longévité de la race Aubrac. (lire la page suivante sur les conditions du cahier des charges). D’une part, une tradition d’élevage qui recourt à la transhumance et à l’estive, d’autre part une alimentation en foin en hiver et en herbe en été. Une herbe et une flore uniques, celles des plateaux de l’Aubrac situées à plus de 800 mètres d’altitude.
Au final, une viande couleur rubis, dotée d’une qualité gustative et d’une finesse incomparable. Une viande de goût qui se caractérise par sa très grande capacité à maturer, ce qui lui procure saveur et tendreté.

dMais quel travail pour en arriver là ! Car longtemps, les bœufs d’Aubrac n’ont pas été renommés pour leur goût mais  pour leur pouvoir de traction. On venait de loin, de toute la France pour les foires des villages de l’Aubrac telles que Laguiole, ou Lacalm –berceau de la famille Conquet- pour s’offrir un bœuf. Le bœuf d’Aubrac était renommé comme tracteur, il tenait le coup pendant quinze ans.

Les veaux, quant à eux, avaient la réputation d’être efflanqués. Durant les 140 jours d’estive passés sur les plateaux d’Aubrac, dans les burons pour presser la tome, les bédéliers ne leur accordaient qu'un minimum de lait. On amorçait la traite avec les veaux en leur permettant de téter que quelques instants. A partir des années 60 , la race Aubrac  a sérieusement décliné, manquant même de disparaître à mesure des croisements, puisqu’à la fin des années 70, on ne comptait plus que 5000 mères.