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Aubrac vient de «Alto Braco» qui signifie "lieu élevé”.
Sur cette voie Podiensis, la traversée de ce grand plateau à plus de 1000 mètres d'altitude, balayé par les tempêtes, était le passage le plus redouté du pèlerin.
Quand les brigands ne vous détroussaient pas, le froid se chargeait de vous geler sur place. Adalard, un seigneur flamand, fut lui-même dépouillé sur la route à l'aller et faillit geler au retour. La légende dit qu’il entreprit alors de bâtir un hôpital en 1120 afin d’offrir un refuge aux pèlerins pour la rémission de ses fautes. Il le bâtit non loin du lieu le plus élevé du plateau.
Durant des siècles, l’abbaye d’Aubrac fut célèbre pour sa cloche des perdus qui ramenait le pèlerin égaré dans le neige, célébré par Châteaubriand.
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Les moines d’Aubrac ont développé l’élevage en s’appuyant sur une race rustique et résistante, la race d’Aubrac. Le lait de ces vaches, riche de cette flore unique, a nourri durant des siècles moines et pèlerins. La tome d’Aubrac servait dit-on à composer la patranque, un mélange de pain et de tome fondue. Avec les tubercules ramenés par le génial Parmentier, l’aligot allait naître. Une purée de tome et pomme de terre que l’on préparait dans les burons.
L'aligot, plat emblématique de l’Aubrac dont l’étymologie est indissociable du pèlerinage. En effet, arrivé à l’Hôpital d'Aubrac, le pèlerin demandait en latin "Aliquid" , quelque chose (à manger). Le terme s’est peu à peu transformé en aligot.
C’est vers le XVIIème que les moines d’Aubrac vont définitivement fixer les traits génétiques de la race Aubrac.
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